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Publié par Jean-Marc Bouet

Permis : vos (nouveaux) papiers, s'il vous plaît !

Une licence européenne renouvelable et sécurisée, un examen pratique modifié : le permis de conduire subit une vaste mue ! Le point sur les changements qui affectent le papier rose.

Fini le papier rose. Un nouveau permis de conduire, unifié à l'échelle européenne, est entré en vigueur voilà un an. Plastifié, équipé d'une puce électronique et d'une bande MRZ - afin de lutter plus efficacement contre la fraude -, le nouveau permis fait désormais la taille d'une carte bancaire. Hormis son gabarit, le grand changement, c'est qu'il devra être renouvelé tous les quinze ans ! Les nostalgiques ne pourront plus contempler le visage de leurs 18 ans apposé ad vitam sur leur licence...

Si les nouveaux conducteurs bénéficieront, d'office, de ce permis de conduire européen, qu'en est-il des autres ? Le bon vieux papier rose restera valable jusqu'au 19 janvier 2033. D'ici-là, l'administration a prévu de remplacer au fur et à mesure les 38 millions de permis en circulation. En commençant par les sésames délivrés du 19 janvier au 16 septembre 2013, échangés cette année, puis les autres progressivement dès 2015.

L'examen du permis de conduire subit lui aussi une refonte. Afin de désengorger les centres, il ne dure plus 35, mais 32 minutes. Une différence qui peut paraître infime, mais qui permet de faire passer un candidat de plus chaque jour (13 au lieu de 12). Le ministère de l'Intérieur estime cette mesure à même de libérer 117.500 places par an. Pour l'heure, les délais pour repasser le permis de conduire après un échec dépassent les quatre mois et frôle des sommets en région parisienne.

Passages obligés, une manoeuvre en marche arrière et un freinage de précision (contre deux manœuvres auparavant, une en marche arrière, l'autre laissée à l'appréciation du candidat). Quant au code, le changement concerne les examinateurs ! Toujours dans l'idée de désengorger l'examen, et pour que les inspecteurs puissent se concentrer sur le volet pratique, l'examen théorique est supervisé par des examinateurs à la retraite et d'anciens gendarmes et policiers. En 2015, la surveillance du code sera même confiée à un prestataire externe agréé par l'Etat. Une privatisation qui fait gronder les inspecteurs. Ils multiplient depuis le mois de juin les journées de mobilisation.