Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Jean-Marc Bouet

entretien annuel
PENSEZ A VOUS ABONNER A LA NEWSLETTER DE CE BLOG

L'entretien annuel est un temps pour le salarié. Il est question de ses performances, mais aussi de son avenir, de ses besoins en formations, de ses aspirations...C'est donc aussi l'occasion de réaffirmer sa motivation, pour maximisez ses chances d'évolution professionnelle. A condition de ne pas commettre certaines maladresses, qui pourraient vous coûter cher. Voici 5 phrases à éviter en entretien annuel.

« Ce n'est pas de ma faute ! »

Si l'on vous reproche d'avoir échoué sur un dossier, d'avoir pris une mauvaise décision ou de ne pas avoir mené à bien telle ou telle mission, la tentation peut-être de vous dédouaner de vos responsabilités. D'autant que ces reproches peuvent être parfaitement injustifié, auquel cas il serait absurde de porter la responsabilité d'une erreur que vous n'avez pas commise. Mais vous devez y mettre les formes. N'oubliez pas que votre manager attend de vous des réponses constructives, son but étant de vous aider, vous et votre équipe, à progresser. Assumez votre part de responsabilité et expliquez-vous calmement, sans vous braquer, si réellement vous estimez ces reproches infondés.

« Je n'ai pas eu le temps de remplir ma grille d'évaluation »

En principe, votre N+1 vous a remis votre grille d'auto-évaluation au plus tard une semaine avant la date prévue de votre entretien annuel (dans l'idéal 15 jours). Pas d'excuse donc, pour vous présenter sans avoir pris le temps de vous y préparer. Ce serait comme se présenter à un entretien d'embauche sans avoir pris le temps de vous documenter sur l'entreprise... L'entretien ne peut être réellement profitable à tous que si l'évaluateur et l'évalué ont préalablement mené un travail de réflexion, basée sur des faits tangibles notifiés sur la grille d'évaluation. Prenez donc le temps de remplir avec le plus grand soin cette grille, qui vous permettra une prise de recul par rapport à votre quotidien qui enrichira à n'en pas douter la discussion le jour de l'entretien.

« Quand serai-je augmenté ? »

Selon la plupart des experts en Ressources Humaines, la question de la revalorisation salariale n'a pas sa place dans l'entretien annuel d'évaluation. A la rigueur, celle-ci peut y être évoquée, le risque étant que le débat soit centré exclusivement sur cette question du salaire, au détriment des objectifs initiaux de l'entretien annuel. Celui-ci doit être centré sur les résultats du salarié, ses besoins en formation et ses désirs d'évolution. Mettez de côté vos prétentions salariales pour le moment, et prenez un rendez vous ultérieur avec votre responsable où vous n'échangerez que sur ces problématiques de salaire. Chaque chose en son temps.

« Je ne pense pas avoir de besoin en formation »

Il se peut tout à fait que vous ayez le sentiment d'avoir fait le tour de votre job, que vous soyez convaincu de maîtriser tous les aspects de votre travail. Par conséquent, vous estimez qu'aucune formation proposée par l'entreprise ne peut vous apporter dans votre travail quotidien. Ce constat peut être justifié, mais ayez néanmoins à l'esprit que toute personne est perfectible. En prononçant ce genre de phrases, vous passez en outre pour quelqu'un'un de suffisant, et compromettez vos chances d'une évolution au sein de votre entreprise. Considérez ces propositions de formation comme une chance de devenir meilleur. Saisissez là car une formation vous sera toujours bénéfique, et ce même si vous envisagez l'avenir ailleurs. Soyez donc demandeur et proactif, cela vous servira tôt ou tard.

« Si vous refusez de m'augmenter, j'envisage de quitter l'entreprise »

C'est le meilleur moyen d'aller au clash. La menace n'a pas sa place en entreprise, et encore moins lors de l'entretien annuel. Ce type de propos aura pour seule conséquence de dégrader vos relations avec votre manager, qui n'appréciera qu'à moitié d'être ainsi placé dos au mur. C'est un peu tendre le bâton pour se faire battre, ce dernier pouvant vous rétorquez : je n'ai pas les budgets, la porte vous est ouverte. Réfléchissez à deux fois, le retour du boomerang pourrait faire mal... Encore une fois, fondez chaque demande sur des faits, argumentés, et calmement.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article